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La reprise est la suite naturelle d'une période de coupure. Coupure forcée ou choisie, c'est bien là toute la différence...

Il y a plusieurs scénarios :
- En fin de saison
- Aprés une échéance, un objectif sportif, à la fin d'un cycle...
- Consécutive à une blessure qui nécessite un arrêt de l'activité pour soigner l'organisme.

Loin de moins l'idée de détenir la vérité absolue, d'ailleurs existe t elle seulement dans ce vaste no man's land que sont les courses d'ultra... Je vous apporte seulement quelques élèments de réflexion qui nous viennent ici et là tout au long d'un footing quand vos pensées divaguent.

Il y a par conséquence une grande différence entre les ''Day Off'' choisis d'un côté et les subis de l'autre. Quelles que soient leurs raisons initiales....

Les coupures subies revêtent clairement un caractère négatif dans la tête du coureur, mais ne sont bien souvent que la seule solution pour le corps médical. Elles ne sont d'ailleurs efficaces qu'une fois que le coureur en aura accepter l'intérêt. Même si je suis souvent peu partisan du repos complet dans le cadre d'une lésion., il faut reconnaître que dans certains cas cela reste la seule et l'unique solution. Il faut l'accepter tant bien que mal et prendre son mal en patience. Il faut toutefois bien reconnaître que le coureur a une patience qui reste bien souvent proportionnelle à la précision du délais de coupure que lui conseille le corps médical.
Dans ce cadre là, la reprise sera donc vécu chez le coureur comme une libération, une véritable sortie de prison... Prudence et progressivité resteront quand même les maîtres mots.

Les coupures choisies émanent quant à elles d'un besoin simple de l'organisme à se focaliser sur autre chose qu'un simple schéma de pensée tourné vers la course à pied. Il s'agit donc d'une régénération psychologique (''je pense à autre chose'') et physique (''j'assimile et je me reconstruis''). C'est en quelques sortes cet ''entraînement invisible'' où le repos fait parti intégrante d'un processus de progression. Bien entendu ce scénario est de loin le meilleur. Je pourrais évidemment vous servir le couplet de ''cela vous permet de vous recentrer sur les vraies choses importantes de la vie, faire autre chose, etc...'' et comme le dit E. Lacroix ''le trail doit rester la chose la plus importante des choses secondaires'' (totalement en phase avec cela ceci dit) il est bien difficile en cours de saison, pour la plupart d'entre nous, de vivre la coupure differremment qu'un simple moyen de préparer la suite. Il est donc important d'avoir toute une multitude d'activités ''bis'' pour nous permettre de débrancher... Le travail en est d'ailleurs un excellent...

Dans ce cas de figure, quand reprendre la course ?
Le Trail a cette spécificité d'être une discipline relativement traumatisante et engendre bien souvent des conséquences musculo squelettiques qui nécessitent donc d'être pris en compte.
Il est je pense très intéressant à court mais surtout à long terme, d'observer une période de Day off aprés une échéance. Le nombre de Day Off est bien sûr propre à chacun mais une rêgle qui peut être intéressante et que je m'efforce de respecter :
1 jour Off pour 2h00 de course.
Ex : MIUT 15h à 16h00 correspond donc à 8 jours Off.
Bien entendu, cette rêgle s'observe pour des objectifs conséquents ou les courses traumatisantes.
A côté de cela, il faut distinguer les courses dites de préparation, où l'entraînement peut reprendre dans un délais moindre afin d'inclure cette course dans un cycle de préparation pré-compétition avant un objectif.

En résumé :

La coupure : Oui mais encore faut il en connaître les raisons. Gouverner c'est prévoir et dans ce cadre choisir sa coupure évitera de devoir subir un arrêt de l'activité pour cause de blessure.
Les Day OFF sont clairement de l'entraînement invisible d'assimilation et de récupération pour rebondir. A long terme, les % de pertes physio engendrées par un arrêt de l'activité sportive sont clairement négligeables à comparaison des bienfaits et du bénéfice qu'il permet sur une saison et encore plus sur une carrière.
La rêgle : 1 Day Off pour 2h00 de course est un bon moyen pour caler de façon plus ou moindre arbitraire son jour de reprise même si les sensations doivent primer sur le reste. Toutefois pour les niveaux plus débutant, il semble quand même intéressant de partir sur 1 Day Off pour 1 heure de course. Un conseil supplémentaire, si le fait de vous imaginer descendre un pierrier à 30% vous donne mal aux jambes, donnez vous un jour de plus, c'est trop tôt:-)